Cunningham – Forsythe – 7 mai 2017

Ah mais Coucou Les Gens !

Ca fait trop longtemps que je ne t’ai pas écrit, excuse-moi (je me cherchais un Jules sur les Internets mondiaux. J’en ai trouvé un. Je peux (dé)bloguer à nouveau).

Comme je suis trop une rebelle, ce soir (après avoir voté), je suis allée au Palais (Garnier) plutôt que de rester devant le poste pour attendre les résultats (c’est moins stressant / longuet – j’ai des potes pour me donner les résultats à l’entracte).

Et c’est sans grande conviction que je suis allée subir une pièce de Cunningham (tu te souviens comme ça m’avait pas plu en 2012 ?) et me réjouir de deux Forsythe.

Et ben je ne sais pas ce que j’ai, je change tellement en ce moment QUE J’AI AIME Cunningham AU POINT D’Y RETOURNER SAMEDI ! (Maaandieu mais kesseki m’arrive…?).

Alors je t’explique.

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Walkaroud Time – photo sergitzko.photos / Instagram

D’abord, Walkaround Time, de Merce Cunningham, donc.

Alors bien sûr, c’est daté. Ca empeste les années 70, et Marcel Duchamp est partout (Cunningham adorait trop Duchamp). Comme dans ma seule approche de Cunningham, en 2012, pour Un jour ou Deux (chiant comme la pluie, mais ça n’engage que moi) les danseurs sont tous en académique, mais cette fois, en couleur. Ca n’a l’air de rien, mais visuellement, c’est un soulagement. Et ne me demandez pas pourquoi, j’ai aimé leurs gestes. Surannés (copyright Jules), souvent, mais pas toujours. Ca reste gai, et quand ça dérape un peu, il y a l’élégance et la finesse d’Amélie Joannidès, la maturité de Caroline Bance, et bien sûr, les fesses (et les cuisses) de Simon Le Borgne et Antonin Monié qui sont quand même à elles seules une très grande source d’émoi (quoi on avait dit pas le physique ? Mais oui mais quand même quoi !).

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photo sergitzko.photos / Instagram

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Un mot sur le jeune et long Joseph Aumeer, remarqué depuis quelques temps en fond de scène avec un sourire banane-kessekeuchuicontentd’êtrelà si émouvant, et qui ce soir était sur le devant de la scène dans le personnage jaune masculin. Très belles lignes servies par son physique long et fin, tonique, intelligent, c’était un plaisir de le voir.

Voilà. Pour une analyse pleine de références et d’intelligence, tu seras mignon de cliquer ici, pour lire la critique des Balletotos. Clique je te dis !

Ensuite, Trio de William Forsythe. Avec Eléonore Guérineau, Maxime Thomas et Hugo Vigliotti (photos site Opéra de Paris)

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Eléonore Guérineau, Hugo Vigliotti, Maxime Thomas, très contents de leurs avant-bras
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Ces costumes, ça pique un peu les yeux

Affublés de tenues aux imprimés rappelant les plus belles heures de la gymnastique sportive féminine des années 70, comme même Décathlon n’ose plus en vendre aux sportifs du dimanche, ces trois jeunes gens sont un délice d’entrain, de vivacité, d’expression et de souplesse. Ils sont fort heureux de nous montrer leur anatomie, ou de pointer celle de leurs camarades, et c’est un réjouissant désordre très ordonné et très fluide qu’ils nous offrent. Et quel plaisir de les voir seuls sur scène.

Et pour finir, Herman Schmerman, William Forsythe encore.

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de gauche à droite : Clémence, Hannah, Vincent, Roxane, Pablo

Première partie, Hannah O’Neill, Roxane Stojanov, Clémence Gross, Vincent Chaillet, Pablo Legasa. Seconde partie, Eleonora Abbagnato, François Alu.

Sur une musique de Thom Willems, ces jeunes gens ont montré toute leur virtuosité, précis, au scalpel même. J’ai adoré Hannah, même si je lui trouve la nuque un peu trop élégante pour du Forsythe (ma préférence dans cette troupe va à Lydie Vareilhes qui a, à mon sens, le mieux intégré la « destructuration » Forsythe, cette exacerbation du mouvement dans ce qu’il a de désaxé par rapport au classique). Mais quel délice que de voir saillir sa délicate musculature, quel élégance (encore, pardon, mais si tu la voyais), quelle finesse. La très bonne surprise me vient de Pablo Legasa : lui qui me donnait l’impression d’un collégien l’année passée a désormais une belle assurance et beaucoup de présence, une dynamique, une souplesse, une précision qui m’ont emballée. Je regrette, toute captivée que j’étais par Hannah, de n’avoir pas accordé suffisamment d’attention à Clémence Gross, qui le mérite.

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Hannah O’Neill
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Pablo Legasa
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Vincent Chaillet

Le pas de deux entre Abbagnato et Alu m’a un peu prise de court, et une deuxième vision ne sera pas de trop pour pouvoir dire ce que j’en pense. Mais les jupettes sont évidemment fascinantes.

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Eléonora Abbagnato et François Alu

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François Alu’s jupette

Bref, c’était une drôlement chouette soirée. Epatante.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Peut-être aurai-je quelque chose à ajouter samedi prochain, jour où je verrai la seconde distrib’ et les Adieux de Jérémie Bélingard (qui nous a déjà un peu quitté, admettons-le…).

Bisous bisous !

3 réflexions sur “Cunningham – Forsythe – 7 mai 2017

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