De la danse – 10 avril 2016

 

Yo mes violettes en sucre !
Samedi dernier-dernier, je suis allée me cacher à Garnier pour voir la soirée Ratmansky / Balanchine / Robbins / Peck.
C’était gentil.
Enfin, globalement, une soirée néo-classique chouette, avec 3 générations de chorégraphes, pour un joli panel de danse pure.
Ratmansky, Seven Sonatasen photo, soyons honnêtes, ça à l’air un peu nunuche :
De la danse 1

De la danse 2
Mais en mouvement, c’est léger (au propre comme au figuré), charmant, ça glisse tout seul. Ça ne laisse pas vraiment de trace non plus, mais c’est un bon moment. Interprètes de qualité égale (Bezard, Marc Moreau, Magnenet – dans un bon jour – pour les garçons, Renavand, Hecquet, Belet pour les filles). J’aurai préféré l’autre distribution, celle des « juniors », pour voir notamment la pointe de folie qu’Hugo Vigliotti n’aura sûrement pas manqué d’y mettre, mais le bougre s’obstine à ne pas danser le samedi, pénalisant effrontément les mères célibataires z’ET banlieusardes. Une honte.
    Marc Moreau – Audric Bézard
De la danse 3
Laura Hecquet – Audric Bézard
De la danse 4
Other Dances, de J. Robbins, m’a laissé une impression plus mitigée. C’est mauve, un peu passé, un peu vieillot. Le moment « bof » de la soirée. Le tandem Albisson Ganio était très pro, très propre (trop ?), comme d’habitude, mais ça n’avait pas de goût. Je n’ai rien à en dire…
De la danse 5
Mathias Heyman, Ludmila Pagliero  (pas trouvé photo des deux autres)
Vient ensuite le Duo Concertant de Balanchine, dansé par la merveilleuse Myriam Ould Braham 💖💖💖 et Karl Paquette. Princesse Myriam est toujours dotée de ses merveilleux bras sans fin, aux radius, humérus et cubitus de platine liquide : elle n’en fait que des lignes courbes, ses coudes pourtant si minces sont capables d’escamoter tous les angles, toutes les cassures de ligne. Son haut du corps est souple, ses pieds et ses attaches menues sont un ravissement. Karlito, discret, l’a mise en avant sans faillir.
La mise en scène était elle aussi un peu déconcertante : les danseurs partagent la scène avec un piano et un violon (jusque là, rien de révolutionnaire), mais ils sont tour à tour statiques, écoutant postés derrière les musiciens, puis en mouvement, par séquence. C’est le seul moment ou le ballet à l’air un peu daté, alors qu’il est de 1932 contre le « mauve » Other Dances, de 1970.
 Karl Paquette – Myriam Ould Braham
De la danse 6
De la danse 7
Et là, évidemment, y aura bien un petit malin pour me dire « on voit ses coudes ». Et je me fâcherai avec lui.
Myriam, il faut la voir bouger vous dis-je !!!
Enfin, Justin Peck clôture la soirée avec une merveilleuse pièce, dynamique et enjouée, In Crease, à laquelle bien sûr des images figées ne rendent pas honneur. Les danseurs de la jeunes génération s’y éclatent, Hannah O’Neill en tête (regardez ses attaches, son port de tête, c’est la 1ère de la file 💖💖💖). 12 mn seulement, on en redemandait.
De la danse 8
De la danse 9
De la danse 10
Voilà, c’est fini. Bientôt, si je suis inspirée, je vous ferai mon crash-test Roméo et Juliette (dimanche, c’est Myriam et Mathias 💖💖💖).
M’enfin, vous vous doutez déjà que j’ai un faible pour Dorothée et Hugo, je crois, alors je ne sais pas si j’aurais plus à dire…
Bisous bisous !

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